Notre héritage historique et architectural



Notre héritage historique et architectural
Le Rosaire à Saint-Leu la Fôret
Sur le domaine de la Chaumette, où se trouve l’actuel Collège Le Rosaire, se tenaient dès 1237, une léproserie et une chapelle (Sainte-Marguerite), léproserie qui sera transformée en maison-dieu ensuite. Tombée en ruines, un château néoclassique est érigé à la fin du XVIIIe siècle en lieu et place, occupé par les familles Guesnon de Noneuil puis Hutot de Latour.
En 1806, le château de la « Chaumette » devient la propriété du comte Michel Régnaud de Saint-Jean d’Angely, ministre d’Etat à la famille impériale, comte d’empire en 1808.
Après un incendie, la demeure détruite, alors propriété d’Anselme-Henri Bocquet, est reconstruite par l’architecte Auguste Tronquois en 1869 et placé sous la protection de la Sainte Vierge. La grille d’entrée en fer forgé porte encore les initiales « AB » (pour Anselme-Henri Bocquet). Le long de la rue du Général de Gaulle est également bâtie une dépendance à deux niveaux, à laquelle est adossée une tourelle (annexe qui devait accueillir les invités et qui aujourd’hui, dispose de bureaux). Enfin, les « communs » sont édifiés afin d’abriter les services liés au bon fonctionnement du château (transformés de nos jours en salles de classe).
Il est occupé par les Prussiens du 19 octobre 1870 au 10 février 1871, puis à nouveau par les Allemands de 1940 à 1944. La famille Bocquet la conserve jusqu’en 1947. Date à laquelle, les Sœurs Maristes de Saint-Prix acquièrent la propriété et y transfèrent leur école fondée en 1939 au château de la Terrasse à Saint-Prix.
Entre 1947 et 1972, les « communs » sont agrandis, une école est bâtie en lieu et place de l’Ecole Le Rosaire actuelle, trois terrains de sport et un préau en bois sont créés. Le château de la Chaumette accueille le Collège Le Rosaire.






A la fin des années 1950, la construction mitoyenne de pavillons entraîne l’arrêt en eau du parc. La rivière est comblée et le grand bassin est asséché et terrassé.
En 1974, la route départementale 139 est percée et vient tronquer une partie du parc.
Entre 1982 et 1993, de nombreux petits bâtiments sont construits le long de l’ancien chemin de Paris pour accueillir les collégiens du Rosaire toujours plus nombreux.
En 1995, le bâtiment circulaire de la maternelle est construit avant l’érection, entre 1996 et 2000, de l’Ecole Le Rosaire comptant une nouvelle école maternelle et une école primaire par les architectes Bical, Courcier et Martinelli.
En septembre 2004 un nouveau restaurant scolaire voit le jour dans le château du Rosaire par les architectes Boyer et de Ritz avec une extension vitrée donnant sur le parc.
Avant 2011, deux nouvelles constructions voient le jour proches de l’Ecole Le Rosaire : deux salles de classe dont la classe dédiée au dispositif ULIS.
Le Château de la Chaumette est recensé comme « construction remarquable ».
En septembre 2025, un projet immobilier d’envergure, réfléchi depuis 12 ans, a débuté sur le site du Collège Le Rosaire. Le Collectif Encore, choisi comme architecte, propose un projet séduisant avec les principes suivants :
- Privilégier la rénovation des bâtiments à la création de nouveaux en optimisant l’espace des bâtiments conservés et en les rendant plus efficients
- Permettre une vue sur le parc depuis l’ensemble des bâtiments
- Privilégier la ventilation naturelle des bâtiments
- De grandes toitures sont prévues sur les façades ensoleillées afin de créer une protection solaire tout en permettant la création de grandes ouvertures sur le parc. Ces avancées de toiture forment de plus des préaux pour se protéger de la pluie
- Le projet paysager prévoit un minimum de cheminements pour favoriser les parcours les plus courts et éviter la création de raccourcis par les élèves. Les cours de récréation sont en stabilisé permettant une perméabilité des sols.





Notre-Dame de Bury à Margency
C’est au XVIe siècle qu’on commence à trouver des traces précises de ce qui deviendra le domaine de Bury. La propriété s’appelait alors le Moulin-Martinot (il y avait en effet beaucoup de moulins le long du ru qui descend de la colline de Corbon, au-dessus de Saint-Prix). Le sieur Martinot était un riche meunier ; en plus de son moulin à eau, il possédait une maison, une grange, une étable, un jardin et une fosse à poissons qui deviendra l’étang de Bury.
Au XVIIe siècle, Henry II de Montmorency, propriétaire de la région de Montmorency se vit confisquer ses biens par Louis XIII (qui le décapita également), qui les donna au prince Henri de Condé qui possédait déjà les fiefs du Hainaut en Belgique. C’est à cette époque qu’apparaît le nom de Bury, peut-être issu de « Burg », très répandu dans le Hainaut. On peut penser que le remplacement du nom Martinot par Bury a quelque rapport avec la maison de Condé.
A Margency, en 1822, Ferdinand Tattet, agent de change acheta le domaine de Bury à Guillaume Simett. Il garde les communs mais fait raser l’ancienne bâtisse pour y construire sa résidence principale. M. Tattet demanda au célèbre architecte Louis Visconti, devenu architecte de Napoléon III, de lui bâtir l’actuel château. Le parc de Bury quant à lui doit, dit-on, son charme au paysagiste Louis Sulpice Varé, créateur notamment du Bois de Boulogne.
La jeune société lettrée et gaie, celle même qui fit les très riches heures de la Restauration, fréquentait alors ces lieux, regroupée autour des trois Alfred : Alfred, le fils de M.Tattet, Alfred Leroux (dont le château de Maugarny abrite les classes de Bury SUP et qui épousa la sœur d’Alfred Tattet) et le non moins célèbre Alfred de Musset. Son poème « Tristesse » constitua son adieu à ce haut lieu romantique. Victor Hugo fréquentait aussi de temps en temps Bury « en voisin » durant l’été, alors qu’il louait le château de la Terrasse, à Saint-Prix (demeure qui deviendra plus tard la propriété des Sœurs maristes).
En 1850, Alexandre Tattet vend une parcelle du domaine de Bury à Mme Blanc. Le château du Petit-Bury, édifié en 1910 à l’emplacement d’un pavillon du domaine de Bury, fut racheté en 1913 par Aristide Denfert-Rochereau, fils de Pierre Philippe Denfert-Rochereau (aujourd’hui, le château accueille les services de la mairie de Margency).
A partir de 1852, le « Grand Bury » est possédé par plusieurs propriétaires, les derniers en date étant la famille Plisson, avant d’être réquisitionné en partie par l’armée française en 1939.
En 1939, en raison de la mobilisation, les Pères maristes durent quitter le Collège de Sainte Marie de Sierck les bains en Moselle, car situé dans la « zone rouge » comprise entre la ligne Maginot et la frontière de l’Allemagne. Ils louèrent d’abord le domaine de Bury avant de l’acheter en 1942 (il est alors en piteux état) et l’appelèrent Notre-Dame de Bury. Un remarquable travail de restauration lui a alors conféré son aspect actuel.




Dès 1960, un premier laboratoire et le réfectoire furent édifiés suivi du lycée en 1968.
En 1999 est inauguré le bâtiment multimédia, construit par les architectes Bical, Courcier et Martinelli, comprenant un auditorium de 346 places avec le CDI, des salles d’informatique et ateliers d’arts plastiques. A cette même période, la cour pavée avec le pigeonnier sont rénovés et un oratoire, orné d’une fresque de Vincent Guiro, gravée à même le béton, est construit.
2008 voit l’agrandissement du lycée se créer.
En 2015, une extension d’un côté du bâtiment multimédia permet d’accueillir les niveaux de 5e et 4e et de supprimer les préfabriqués du collège construits en 1964. En 2016, une extension de l’autre côté accueille les nouveaux laboratoires.
Bury SUP à Margency
A quelques mètres du domaine de Bury, le site de « Maugarny » apparaît dans les textes dès 1398.
Il s’agit alors d’un fief rural comprenant maison seigneuriale, cour, terres dont 300m2 de vigne et probablement un colombier (signe de statut seigneurial). À cette époque, l’architecture devait être celle d’un manoir médiéval relativement sobre, plus fonctionnel que défensif.
La propriété a changé de mains à plusieurs reprises du XIVᵉ au XVIIIᵉ siècle, et l’édifice que l’on appelle aujourd’hui « château » correspond à des évolutions successives au fil du temps plutôt qu’à une seule construction datée précisément. Des propriétaires célèbres s’y sont succédé : Etienne Le Clerc sous le règne de Charles V ; Nicolas de Braque, Grand Maître de l’hôtel du Roi en 1367 et son fils, Conseiller du Roi, en 1398 ; Gilles Le Bossus en 1520 et son fils Jean en 1530 ; Antoine Fayet, époux de Jeanne Le Bossus, en 1566 ; puis, Olivier Fayet, conseiller au Parlement puis Président de la 1ère Chambre des Enquêtes.
Entre le XVIe et le XVIIe siècle, peu d’archives architecturales ont été retrouvées. Comme beaucoup de domaines d’Île-de-France, l’ancienne demeure médiévale a probablement été remaniée ou reconstruite pour s’apparenter à un logis de plaisance rural.






Devenue habitation bourgeoise au XVIIIe siècle, le Château de Maugarny est le rendez-vous de la belle société sous le consulat et l’empire (1789-1804), on jouait la comédie à Margency entre gens de la haute société, chez Mme de la Chabeaussière. Vers 1800, Napoléon Bonaparte, premier consul et sa femme Joséphine de Beauharnais assistèrent à plusieurs représentations, dont une de « l’avocat Patelin ».
Sous la Restauration (entre 1814 et 1830), le château fut acquis par M. Leroux, président du Sénat. Les familles Lefranc–Leroux le conservèrent jusqu’après la seconde guerre mondiale.
En 1944, les Pères Maristes, fuyant l’Alsace occupée, en furent locataires, alors que la grande prairie attenante était louée au même propriétaire pour y faire paître chevaux et bovins. Cette demeure servira d’internat puis de maison des Pères Maristes.
De nos jours appelé « Château Leroux », il abrite Bury SUP depuis 1989, l’établissement d’enseignement supérieur de l’Ensemble Scolaire Mariste Bury-Rosaire. À ce titre, les anciennes écuries et communs ont été reconstruits, un amphithéâtre a été créé en sous-sol et un bâtiment de verre comptant de nombreuses salles de classes a été construit, réalisation qui se vit décerner un prix d’architecture pour sa modernité.
Notre patrimoine environnemental
Le Rosaire
Les école et collège Le Rosaire sont implantés sur un parc de plus de 7 hectares de végétations, exceptionnel terrain de jeu pour les écoliers et collégiens.
Sur le plan cadastral de 1744 dressé par l’arpenteur royal Louis-Antoine Troussu, un bassin d’une surface importante apparaît, bassin alimenté par une ruisseau. Dès 1784, un plan d’intendance note un parc avec un tracé régulier montrant la nature d’un jardin aménagé de manière géométrique.
A la reconstruction du château en 1869, l’aménagement du parc du domaine est attribué à Edouard André, premier architecte paysagiste. Ces espaces verts sont reconnus comme une œuvre dans l’histoire des jardins, comprenant entre autres une pépinière, un rosarium, des serres, un rucher, une pêcherie, une cascade, un verger, un kiosque, un jeu de croquets, un tir au pistolet et même une grotte-glacière.
De nombreuses essences de plantes sont alors présentes dans les jardins : houx en pyramide, ifs variés, rhododendrons, tilleuls, platanes, sorbiers des oiseleurs, cytises faux-ébéniers, lauriers-cerise, troènes de Chine, mahonias, filarias, alaternes, génévriers de Virginie, fragons alexandrins, spirées de Lindley,…






A la fin des années 1950, la construction mitoyenne de pavillons entraîne l’arrêt en eau du parc. La rivière est comblée et le grand bassin est asséché et terrassé.
Certaines zones du parc sont aujourd’hui protégées au titre du PLUI. Une partie du parc est recensée comme « espace boisé classé ». Plusieurs arbres sont centenaires et deux d’entre eux (à l’entrée du domaine) sont classés comme « arbres remarquables ».
Un rucher pédagogique est installé en 2023 dans le parc du Rosaire et accueille depuis, plusieurs ruches. Chaque enseignant peut ainsi relier ce rucher à son programme pour sensibiliser les jeunes à la découverte de l’abeille et de la biodiversité. Les élèves participent également au développement d’un potager au cœur du domaine. Cet espace de culture favorise l’apprentissage du respect de la nature et du travail collectif. Les premières récoltes ont déjà permis la préparation et le partage d’une soupe géante au potiron, beau moment de convivialité et d’engagement écologique partagé.



Notre-Dame de Bury
De moulin à eau au XVIe siècle à la propriété de la maison de Condé au XVIIe siècle, le domaine fait alors une quinzaine d’hectares, comptant en son centre un étang alimenté par le ru venant de la colline de Corbon (Saint-Prix). Jean-Jacques Rousseau descendant des hauteurs d’Andilly pour se rendre à Eaubonne racontait dans ses « Confessions » combien il aimait suivre ces chemins au milieu de champs labourés, des vignes et des vergers.
En 1822, l’architecte Louis Visconti, mandaté par le propriétaire de lors M. Tattet, dessine sa résidence principale : l’actuel château. C’est ensuite que l’aménagement paysager du parc de Bury est confié au paysagiste Louis Sulpice Varé, créateur notamment du Bois de Boulogne : plus de 200 essences d’arbres différents furent choisies dont des charmes, des févriers d’Amérique, des chênes rouges d’Amérique, des pins noirs, des châtaigniers, la grande allée des marronniers qui longe la route d’Eaubonne fut tracée, de nombreux platanes furent plantés, arbres dont quelques spécimens plus que centenaires sont toujours à contempler, un beau verger fut créé à côté de l’orangerie adossée au mur de la route qui mène à Margency. Le domaine représente alors près de 13 hectares et nécessite un personnel important qui a la charge du potager, de la basse-cour, de l’étable, de la laiterie, de l’écurie, des toits à porcs, du pigeonnier, des granges à blé et à avoine.
En 1850, à la cession par M. Tattet d’une parcelle du domaine de Bury à Mme Blanc, le domaine couvre une surface de plus de 10 hectares, superficie identique à ce jour.
A la fin du XIXe siècle, le parc n’avait pas subi de grandes modifications et était soigneusement entretenu par M. Henri Plisson, alors propriétaire du domaine. Une nuée de jardiniers taillait les arbres, faisait pousser des fleurs un peu partout, en particulier, de magnifiques massifs tout autour du château grâce aux quatres serres qui abritaient l’hiver les arbres en caisse et les plantes grasses.
Cet écrin de verdure accueille aujourd’hui plus de 1 600 élèves dont certains, éco-délégués, travaillent avec le SIARE (Syndicat Intégré Assainissement et Rivière de la région d’Enghien-les-Bains) dont le rôle est d’étudier, de construire et d’entretenir des ouvrages intercommunaux nécessaires au transport de l’eau et qui réalise de nombreux ateliers de sensibilisation aux enjeux de l’eau auprès des citoyens et des jeunes. Afin de coupler les projets du SIARE et notre projet éco-école sur le thème de la biodiversité, nos élèves étudient en collaboration avec le syndicat l’étang, ses berges et les zones humides sur le site de Notre-Dame de Bury, comment favoriser la mixité des usages (terrain de sport, zone passage, zone en fauche tardive, piétinement de grands oiseaux,…, comment les réhabiliter et comment les entretenir.
L’étang, d’une superficie d’environ 5 hectares, constitue un espace naturel remarquable où évoluent en toute quiétude des oies bernaches, des canards colvert, des poules d’eau, des perruches (jadis échappées d’un fret de Roissy Charles de Gaulle) et parfois, quelques hérons cendrés. Cette biodiversité fait partie intégrante du quotidien des élèves et contribue à créer un environnement serein et inspirant.
Dans cet espace privilégié, la nature et la vie scolaire cohabitent harmonieusement. Les animaux, respectés et protégés, partagent le parc avec la communauté éducative de Bury-Rosaire, offrant aux jeunes un cadre d’étude unique, favorisant à la fois la concentration, la sensibilisation à l’environnement et le bien-être.





Bury SUP
Les archives du domaine en 1398 mentionnent alors un étang, un colombier, une cour, des jardins, un hectare de terre et plus de 300m2 de vigne.
Les premières archives d’un travail paysager remontent à la fin du XVIIIᵉ siècle, période à laquelle les propriétaires du Château de Maugarny ont voulu inscrire le domaine dans une vaste perspective de verdure. Les premiers plans d’aménagement prévoyaient déjà des allées bordées d’arbres, des pelouses et des massifs plantés, dans l’esprit des jardins paysagers anglais alors en vogue, favorisant la promenade, la contemplation et l’étude en plein air.
Dans les années 1990, l’agrandissement du campus s’est accompagné de plantations significatives, visant à structurer les perspectives paysagères entre les bâtiments scolaires, les cours et les espaces verts. À cette époque, des essences déjà présentes (hêtres, chênes, tilleuls) ont été complétées par des espèces florifères qui animent encore aujourd’hui le parc.
D’une superficie d’un peu moins de 10 hectares aujourd’hui, le site se distingue par la richesse de ses espaces arborés : arbres centenaires, allées ombragées, pelouses ouvertes et massifs végétalisés composent un paysage harmonieux, propice à la concentration comme à la détente. Au fil des saisons, le parc se transforme : floraisons printanières, feuillages denses en été, couleurs chatoyantes de l’automne et silhouettes graphiques en hiver rythment la vie du campus et participent à son identité.
Cet environnement verdoyant constitue également un refuge pour une biodiversité variée. De nombreuses espèces d’oiseaux y trouvent abri et nourriture : mésanges, merles, rouges-gorges ou encore pies animent quotidiennement les espaces extérieurs. Les écureuils, familiers des grands arbres du parc, témoignent de la vitalité de cet écosystème. Insectes pollinisateurs et petite faune contribuent également à l’équilibre naturel du site.
Au-delà de son intérêt écologique, ce patrimoine naturel joue un rôle essentiel dans la vie étudiante. Il favorise un climat d’étude apaisé, encourage les temps d’échange en plein air et renforce le sentiment d’appartenance à une communauté installée dans un cadre privilégié. Cette proximité avec la nature s’inscrit pleinement dans la tradition éducative mariste, attentive au respect de la création et à la formation intégrale de la personne.



